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CONSEILS DE PRO....
Déterminer la valeur des espaces entre les lames de terrasse

Cet aspect est très important et pourtant souvent mal compris, et mal appréhendé y compris par beaucoup de professionnels.

 

Pour comprendre le problème, il faut tenir compte de deux aspects :

 

La règle de base (qui figure d'ailleurs dans le DTU 51.4 Platelages Extérieurs Bois) est que les lames de terrasse devraient avoir un taux de siccité (niveau d'humidité interne) de 18% maximum au moment de la pose.

Si le bois est posé trop humide, des phénomènes pénibles vont se produire : retrait important créant des espaces inesthétiques, tuilage, gauchissement,soulèvement, gerces...

 

Les circonstances de pose sont également déterminantes :

  • Si le temps est très humide, les lames entreposées sur le chantier auront repris en humidité, même si elles étaient correctement séchées.
  • En période sèche, les lames seront à leur largeur minimum, qui va donc augmenter de nouveau quand la terrasse reprendra de l'humidité.

 

La maîtrise de l'espacement entre les lames fait plus spécifiquement appel à la notion de RETRAIT TANGENTIEL, c'est-à-dire retrait dans le sens de la largeur.

En fonction de l'hygrométrie (humidité) ambiante, les lames de terrasse se contractent et se dilatent dans LE SENS DE LA LARGEUR. Quand il fait très sec, les lames perdent en largeur. Quand l'atmosphère est humide, le bois se gonfle (on parle de reprise d'humidité).


La variation est importante : entre 3 et 15 millimètres selon les cas.

 

La question de savoir s'il faut laisser des espaces entre les bouts de lames (dans le sens de la longueur) est traitée dans un chapitre suivant.

 

Il faut donc laisser un espace entre les lames de terrasse :

  • suffisant pour que les lames ne se touchent pas lors de la reprise d'humidité (provoquant des dégâts irrémédiables)
  • pas trop importants pour des raisons esthétiques.

Le problème est que chaque situation est différente et que de multiples paramètres entrent en ligne de compte :

  • On sous-estime toujours le coefficient de retrait. Par exemple, le Bankiraï a un coefficient de 8%, ce qui signifie qu'il peut y avoir une variation de plus de 12 mm sur une lame de largeur 145 mm !
  • Le coefficient est très variable selon les essences : 4% pour le teck (une des essences les plus stables) ; 7 à 8 % pour les bois les moins stables comme le Massaranduba, le Jatoba, le Bankiraï.
  • Puisqu'il s'agit d'un pourcentage, le coefficient est d'autant plus sensible que la lame de terrasse est large... 7% sur une lame de 10 cm de large sera toujours moins visible à l'oeil que le même pourcentage sur une lame de 14 cm.
  • Une même essence pourra se comporter de manière très différente selon la manière dont elle a été séchée. Un bois séché au séchoir (qualité KD, c'est-à-dire Kiln Dryed)  sera beaucoup plus stable qu'une lame séchée à l'air (qualité AD, c'est-à-dire Air Dryed). Par exemple le Cumaru KD est parfaitement stable et inutilisable en qualité AD.
  • Comme indiqué plus haut, l'humidité de l'air et le niveau de siccité des lames lors de la pose sont essentiels.

Espacement des lames de terrasse

Exemple de terrasse en pin, ayant gonflé,

prise par la mousse et dont les lames se touchent


Le DTU 51.4 Platelages Extérieurs Bois nous propose un système de calcul, plutôt complexe...

Essayons de le résumer brièvement avec un exemple.

 

Le DTU accepte un espace entre les lames compris entre 3 et 12 mm pour des lames de 140 mm de large, avec une tolérance ponctuelle dans des conditions climatiques extrêmes de 1 à 14 mm.

Cet aspect du DTU nous semble pertinent et réaliste. La suite est plus ardue...

 

Le DTU 51.4 publie une carte de France faisant apparaitre pour une vingtaine de régions, avec pour l'été et pour l'hiver : le pourcentage d'humidité relative de l'air et le pourcentage d'humidité relative du bois, la température. On en déduit un pourcentage d'humidité moyen du bois entre l'été et l'hiver pour chaque région.

Par exemple, à Perpignan le pourcentage d'humidité relative du bois est de (11% été + 16% hiver) / 2 = 13,5%.

 

On tient compte du pourcentage de retrait tangentiel du bois. Cette donnée est effectivement essentielle.

Voir à ce sujet la base de données du site du Cirad (tropix.cirad.fr).

Par exemple le coefficient de retrait de l'ipé est de 6,5%, soit pour une lame de 145 mm de large, un retrait maximum possible de 8 mm.

 

Il faut ensuite mesurer le niveau de siccité du bois au moment de la pose, disons 21%.

On vise un espace moyen cible de 4 mm. Cette valeur doit être atteinte quand, dans la région, on atteint le pourcentage d'humidité relative du bois soit 13,5%.

 

Le DTU propose la formule suivante :

Le coefficient de variation tangentiel = 0,25% X pourcentage d'humidité relative du bois

soit pour Perpignan : 0,25 % X 13,5 = 0,033 = 3,5%

soit pour une lame de 145 mm, une variation possible de 145 X 3,5% = 5 mm soit 2,5 mm de chaque côté de la lame.


A noter : il y a une coquille dans le DTU 51.4 page 20, chapitre 5.1.5.2, ligne 15.

La formule indique : 0,25% DIVISÉ par le pourcentage d'humidité du bois alors que la bonne formule est 0,25% MULTIPLIÉ par le pourcentage d'humidité. Les exemples donnés par la suite dans le DTU 51.4 "Platelage extérieurs bois "sont justes.

 

Dans notre exemple, le taux de siccité du bois est supérieur au pourcentage d'humidité relative du bois sur la région. Nous aurons donc un retrait. Il faut donc diminuer la valeur de l'espacement entre les lames pour éviter l'apparition d'un espace trop important.

Nous prendrons donc des cales de pose de 4 - 2 = 2 mm.

Quand le bois aura travaillé, on aura constaté un retrait de 2,5 mm de chaque côté de la lame, ce qui donnera un espace final de 4 à 5 mm.

Ouf... Tout cela nous semble épuisant et bien trop compliqué.

 

Donnons nous quelques règles faciles à appliquer :

 

Si les lames de terrasse dépassent 20% de taux de siccité, ne les posez pas !

Si vous le pouvez, faites vous rembourser. Vous pouvez aussi attendre (quelques mois), que le bois sèche naturellement (toujours à l'abri du soleil).

 

Si vous décidez de les poser tout de même :

  • Procédez par vissage, sur double structure.
  • N'utilisez surtout pas de clips qui se fixent sur le côté de la lame (du fait du retrait, le clip sortira de la rainure et la fixation deviendra inopérante).
  • Prévoyez un espace entre les lames de seulement 2 ou 3 mm : le bois ne pourra que sécher et donc va subir un retrait.

Si vos lames sont à un niveau de siccité normal de 15 à 20%, respectez le tableau suivant (en cours d'élaboration)

Valeurs données pour des lames de 145 mm. Pour des lames moins larges diminuer les valeurs en proportion.